L'Encyclopédie des sciences de l'organisation : 100 ans de théories pour (tenter de) comprendre comment les humains s'organisent.

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La décision. Critique du modèle du décideur rationnel


Charles LINDBLOM a développé une large réflexion sur les processus de décision (notamment dans le domaine public) en s'intéressant en particulier à la manière dont les décideurs se représentent le problème. Il fait ici, à travers une anecdote, une amusante critique du raisonnement synoptique et de son caractère certes idéaliste, mais surtout totalement irréaliste. (vidéo extraite de la section Introduction)


 

Le manuel interactif La décision, critique du modèle du décideur rationnel
propose 51 vidéos (soit plus de 3 heures), organisées en 5 sections.
Synopsis et textes: Erhard Friedberg
 


TARIFS

 Particulier : 7 €  (1 mois)  -  29 € (1 an)

 Institutions d'éducation : A TELECHARGER

 


SYNOPSIS

Introduction critique. La rationalité dite « objective » ou « omnisciente », qui a servi de soubassement théorique à la théorie classique de la décision classique, partait de trois prémisses simples.
Charles Lindblom et Herbert Simon ouvrent ici le débat, avec la notion de rationalité limitée. (3 vidéos)

 1ère prémisse : "On a toutes les informations"
Dans cette vision, un décideur (quel qu'il soit) dispose de toutes les informations dont il a besoin, et possède la capacité illimitée de les traiter.
Les auteurs nous démontrent avec de nombreux exemples simples que l'information que nous recevons est toujours biaisée (18 vidéos).

 2ème prémisse : "On est capable d'optimiser ses choix"
Le décideur est capable de mettre en œuvre un raisonnement synoptique qui lui permet de procéder à un examen comparatif - à la fois exhaustif et simultané - de toutes les solutions possibles avec leurs probables conséquences, et ainsi d'optimiser ses choix. 
Tout au long des 17 vidéos proposées dans cette section, les auteurs s'amusent à nous démontrer que nous utilisons tout ce que nous avons sous la main (règles, conventions) pour surtout ne pas réfléchir à l'optimisation. 

 3ème prémisse : Nos préférences seraient claires et stables
Ce décideur est censé avoir une idée claire de ses préférences, considérées comme données une fois pour toutes.
Personne n'y croit. Et surtout pas Michel Crozier, James March, Charles Lindblom, et Thomas Schelling qui, à travers de nombreux exemples, nous expliquent que non seulement nos préférences ne sont pas données d'avance, mais qu'elles sont aussi ambigües, instables, très sensibles au changement de notre environnement, que finalement elles ne cessent pas d'évoluer. (10 vidéos)

Conclusion. 
Comme l'explique Thomas Schelling dans une des vidéos, "la rationalité parfaite serait bien pratique, seulement voilà, elle n'existe pas". Mais une question se pose néanmoins : la rationalité limitée - version réaliste de la prise de décision - a-t-elle vraiment été comprise, notamment par les économistes ? (4 videos)
 


Authors

Herbert A. Simon, prix Nobel d'Economie (1972), est le découvreur, avec James March, de la rationalité limitée, critique radicale de la décision rationnelle. Charles Lindblom, est un economiste pragmatique qui indépendamment etde manière presque simulatanée a développé sa critique du raisonnement synoptique, proposant de le remplacer dans son article de 1959 ("The Science of Muddling Through") par les concepts de "rationalité incrémentale" "incrémentalisme" et "mutual partisan adjustment".

Se joignent à cet échange, Thomas C. Schelling (Prix Nobel d'Economie 2005, lequel a beaucoup réfléchi sur la décision), Peter Drucker (expert modialement connu du management qui apporte sa connaissance approfondie des organisations et de leur management,  Michel Crozier (chef de file de l'école française de sociologie des organisations qui a introduit et utilisé le concept de "rationalité limitée" comme pierre angulaire pour développer son analyse des organisations et de la bureaucratie française, et enfin les néoinstitutionnalistes Nils Brunsson (suédois), Walter Powell et W. Richard Scott (américains) qui replacent la prise de décision au coeur des institutions et des règles.
 


Télécharger la liste des 51 vidéos du manuel
Les vidéos en langue anglaise sont sous-titrées en français 

 

+ Les outils à votre disposition


 Une bibliographie sélective, proposée et commentée par Erhard Friedberg

 Pour construire vos dossiers : En parcourant le manuel, vous sélectionnez les vidéos qui vous semblent intéressantes et constituez ainsi un (ou plusieurs) dossier(s) contenant les éléments susceptibles d'être utilisés dans le cadre d'un cours, d'une recherche, d'un exposé.  Ensuite, dans l'outil "gestion des dossiers", vous organisez le dossier en fonction de vos besoins. 

Vous pourrez ainsi projeter à des étudiants les vidéos spécialement sélectionnées pour un thème au sein de vos cours via un video-projecteur. 
(Nécessité la licence "ressource pédagogique").


 Dans cette vidéo, nous retrouvons James March et Herbert Simon qui ont profondément réfléchi à la prise de décision. Ici, ils nous font part de deux expériences qui ne manqueront pas d'interpeller chacun d'entre nous. Elles nous permettent de comprendre combien, souvent, sont fragiles nos capacités à interpréter l'information reçue. 

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